Petit article pour témoigner des évenements qui se passent dans les facultés actuellement, à partir de mes expériences personelles
Je suis dans une faculté plutôt de droite, qui n'a été bloqué que pour le CPE, autant dire que c'est un baromêtre des mobilisations étudiantes les plus massives.Ces jours-ci les Assemblés Générales(AG) se succèdent:
3 cette semaine alors que les syndicats de gauche nous disent que la direction ne leur laisse pas d'amphis, de plus la faculté a été fermé administrativement le jeudi après-midi par le Président suite à un appel anonyme informant d'une bombe présente dans l'Université, toutefois aucune équipe de déminage n'a été demandé par la faculté!L'AG du matin avait décidé un blocage symbolique
Peut-être est-ce une excuse pour fermer la faculté à des étudiants radicaux venant d'autres universités plus contestataires, ce qui explique également la précense de vigiles d'une société privée à l'entrée de l'université depuis lundi...
Quoi qu'il en soit, une nouvelle AG fut convoqué le vendredi, dans un des plus grands amphithéatres et avec près de 600 personnes (un record jusque là) pour réagir à la fermeture administrative (ou au blocage selon les avis ce qui montrent la désinformation totale des syndicats).
L'AG de vendredi fut une reproduction grandeur nature de l'Assemblée Nationale: des avis tranchés par loyauté aux partis, des invectives, de l'irrespect, et surtout le contournement des débats de fond venant tant de la droite que de la gauche.
Premier acte le vote sur la précense ou non de la presse et l'autorisation de certains étudiants syndyqués de prendre des photos, précense autorisé grâce aux voix de droite.Idem pour le deuxième vote sur l'emploi d'une société privée par la fac pour employer des vigiles, la gauche parle de violation du droit.Troisième vote, sur l'autorisation des élèves de l'IEP à participer aux AG, ce que la fac voulait interdire, l'IEP est très utile pour la publicité mais la majorité des étudiants de l'IEP étant de gauche...Leur précense est accepté, aussi grace aux voies de droite de l'IEP.
Enfin les débats s'ouvrent, à ce moment là j'ai cru que nous allions voir un débat politique sain sur le fond des choses: c'était sans compter sur l'UMP-facs qui a décidé de diriger vers les esprits sur la seule question du blocage, en proposant un vote pour que cette question soit prioritaire par rapport aux autres revendications sur la loi LRU et le processus de Bologne...Adopté par vote, les débats deviennent prisonnier de cette seule et unique question
Lors des débats, les étudiants de gauche font une opération mains-propres, personne n'est responsable du blocage, qui est un vilain mot, et à chacune de leur interventions, un grand groupe d'étudiants les sifflent copieusement mais aucun ne vient prendre la parole, laissant leur porte-parole (qui leur demande de respecter la parole des autres, assez rare pour être signalé) défendre leurs opinions.
Le débat s'éternise, le ton montant suite à un prospectus de l'UNI(droite) montré par l'UNEF(gauche) qui traitait les syndicats de gauche de terroristes intellectuels et les accusant de destruction de biens pendant la crise du CPE, la gauche répond à ces accusations en affirmant que ce sont des étudiants d'extrême droite à l'origine de ces cassures, eux mêmes n'ayant pas de parpains ou autres cocktails molotov (sur ce dernier point, je ne leur donne pas tort)
Quand enfin le vote doit avoir lieu, le porte-parole de l'UMP-facs déclare l'AG anti-démocratique et apelle à "voter avec les pieds", c'est à dire de quitter l'amphi suivi de ses supporters uniquement pour fausser le jeu démocratique (officiellement pour montrer qu'ils sont plus nombreux, ce qui n'est pas évident), seul 1 responsable de droite reste, et se fait huer par la gauche lors de sa prise de parole.
Voila qui montre bien la démagogie de la politique actuelle, dans les deux grands camps, j'ai voulu faire un article le plus objectif possible, ne témoignant que de ce que j'ai vu, je pense que les vraies victimes sont les syndiqués modérés qui sont obligés soit de faire de la démagogie pour mobiliser leur camps soit de laisser des extrémistes parler à leur place et d'avoir un duel verbal entre "terroristes" et "réactionnaires".Pour conclure, je dirais que cela m'inquiête pour l'unité de la société et l'avenir de la politique...
Je suis dans une faculté plutôt de droite, qui n'a été bloqué que pour le CPE, autant dire que c'est un baromêtre des mobilisations étudiantes les plus massives.Ces jours-ci les Assemblés Générales(AG) se succèdent:
3 cette semaine alors que les syndicats de gauche nous disent que la direction ne leur laisse pas d'amphis, de plus la faculté a été fermé administrativement le jeudi après-midi par le Président suite à un appel anonyme informant d'une bombe présente dans l'Université, toutefois aucune équipe de déminage n'a été demandé par la faculté!L'AG du matin avait décidé un blocage symbolique
Peut-être est-ce une excuse pour fermer la faculté à des étudiants radicaux venant d'autres universités plus contestataires, ce qui explique également la précense de vigiles d'une société privée à l'entrée de l'université depuis lundi...
Quoi qu'il en soit, une nouvelle AG fut convoqué le vendredi, dans un des plus grands amphithéatres et avec près de 600 personnes (un record jusque là) pour réagir à la fermeture administrative (ou au blocage selon les avis ce qui montrent la désinformation totale des syndicats).
L'AG de vendredi fut une reproduction grandeur nature de l'Assemblée Nationale: des avis tranchés par loyauté aux partis, des invectives, de l'irrespect, et surtout le contournement des débats de fond venant tant de la droite que de la gauche.
Premier acte le vote sur la précense ou non de la presse et l'autorisation de certains étudiants syndyqués de prendre des photos, précense autorisé grâce aux voix de droite.Idem pour le deuxième vote sur l'emploi d'une société privée par la fac pour employer des vigiles, la gauche parle de violation du droit.Troisième vote, sur l'autorisation des élèves de l'IEP à participer aux AG, ce que la fac voulait interdire, l'IEP est très utile pour la publicité mais la majorité des étudiants de l'IEP étant de gauche...Leur précense est accepté, aussi grace aux voies de droite de l'IEP.
Enfin les débats s'ouvrent, à ce moment là j'ai cru que nous allions voir un débat politique sain sur le fond des choses: c'était sans compter sur l'UMP-facs qui a décidé de diriger vers les esprits sur la seule question du blocage, en proposant un vote pour que cette question soit prioritaire par rapport aux autres revendications sur la loi LRU et le processus de Bologne...Adopté par vote, les débats deviennent prisonnier de cette seule et unique question
Lors des débats, les étudiants de gauche font une opération mains-propres, personne n'est responsable du blocage, qui est un vilain mot, et à chacune de leur interventions, un grand groupe d'étudiants les sifflent copieusement mais aucun ne vient prendre la parole, laissant leur porte-parole (qui leur demande de respecter la parole des autres, assez rare pour être signalé) défendre leurs opinions.
Le débat s'éternise, le ton montant suite à un prospectus de l'UNI(droite) montré par l'UNEF(gauche) qui traitait les syndicats de gauche de terroristes intellectuels et les accusant de destruction de biens pendant la crise du CPE, la gauche répond à ces accusations en affirmant que ce sont des étudiants d'extrême droite à l'origine de ces cassures, eux mêmes n'ayant pas de parpains ou autres cocktails molotov (sur ce dernier point, je ne leur donne pas tort)
Quand enfin le vote doit avoir lieu, le porte-parole de l'UMP-facs déclare l'AG anti-démocratique et apelle à "voter avec les pieds", c'est à dire de quitter l'amphi suivi de ses supporters uniquement pour fausser le jeu démocratique (officiellement pour montrer qu'ils sont plus nombreux, ce qui n'est pas évident), seul 1 responsable de droite reste, et se fait huer par la gauche lors de sa prise de parole.
Voila qui montre bien la démagogie de la politique actuelle, dans les deux grands camps, j'ai voulu faire un article le plus objectif possible, ne témoignant que de ce que j'ai vu, je pense que les vraies victimes sont les syndiqués modérés qui sont obligés soit de faire de la démagogie pour mobiliser leur camps soit de laisser des extrémistes parler à leur place et d'avoir un duel verbal entre "terroristes" et "réactionnaires".Pour conclure, je dirais que cela m'inquiête pour l'unité de la société et l'avenir de la politique...