Pour conclure cette année, voici mon bilan des pires et des meilleurs dirigeants de l'année, ou en général
Les pires
1)Le duo Zimbabwe-Afrique du Sud
Entre un dictateur effroyable Mugabe, et l'incompétent successeur de Mandela, Thabo M'Beki, l'Afrique subsaharienne n'a vraiment pas de chance, Mugabe a ruiné son pays depuis 28 ans, et bien qu'il ait donné des signes d'ouverture en acceptant que l'opposition (qui a gagné les élections présidentielles...) puisse avoir un peu de place dans la vie politique, a laissé son peuple mourir entre le choléra et la frontière sud-africaine et est protégé diplomatiquement par Pékin et son voisin sud-africain.L'Afrique du Sud, elle, a les moyens de devenir une puissance émergeante, mais la délinquance, la misère et les maladies qui la ronge, et un président qui veut soigner le SIDA avec du citron, et une Chine qui s'apprête à acheter ce pays dans ce que j'appelle "le nouveau colonialisme économique", ce n'est pas gagné...
2)Biélorussie
Le président autoritaire Loukatchenko, après s'être fait réélire d'une façon très russe, a montré des signes d'ouverture en embauchant un conseiller en image britannique, cela ne servira sans doute à rien dans un pays qui est complètement sous l'emprise russe, fermé aux échanges, mais a le mérite aux yeux de Moscou, de ne pas regarder l'UE et de payer son gaz.On peut également parler de Medvedev, qui imite Poutine, et relance le vieux rêve soviétique des liens Russie-Amérique du Sud, en profitant de l'imbécilité de Chavez ou du président du Nicaragua et l'anti-américanisme historique de la région (Merci Mr Reagan)
3)Nouvelle-Zélande
Ce pays a fait le choix inverse de son voisin australien, en remplaçant Helen Clark, l'une des meilleures dirigeantes de la planète, qui a contribué à la croissance continue, discrète en politique internationale, et l'intégration réussie des autochtones maoris, à l'inverse des voisins australiens par Jhon Key qui ne présage rien de bon
Les meilleurs
1)Le Brésil
Le Brésil s'affirme en cette fin de décennie, son rôle dans l'économie mondiale va lui permettre prochainement d'acquérir une nouvelle force diplomatique, et devenir le leader sud-américain, grâce il faut le dire au déclin argentin et mexicain.Sur ce point il faut saluer l'action de Sarkozy qui a fait le choix du partenariat avec ce pays.Il faut dire que des pays du BRIC (Brésil, Inde, Russie, Chine), le Brésil est le plus démocratique avec l'Inde, et n'est pas anglophone, ce que je considère comme une tentative de survie de l'union latine face à l'anglophonisation de la planète.Enfin le Brésil vient de trouver du pétrole, et possède déjà son propre fonds souverain.
2)Turquie et Indonésie
L'existence de ces deux grands pays musulmans, laïques et démocratiques est la preuve de l'universalité de la démocratie et une preuve pour ceux qui en doutaient, que l'islam est compatible avec la démocratie, et cela malgré les tensions islamistes ou kurdes.A propos de la Turquie, il y a toujours ce débat aux arguments caricaturaux de la part des contre l'entrée de la Turquie dans l'UE, mais bon
Royaume-uni
Impopulaire au début de l'année, méprisé pour son manque de charisme, Gordon Brown a su, par son intelligence et son travail, montré que tout n'est pas qu'image dans la vie politique britannique, l'issue des élections législatives de 2010 devient beaucoup plus incertaine pour les Tories, qui se muent de plus en plus UMP anglaise, le parallèle Cameron-Coppé étant frappant...
En bonus, le départ ou plutôt l'humiliation de Bush, qui dans l'indifférence générale a déclaré qu'il n'était pas prêt à attaquer l'Irak et qu'il avait des regrets.Reconnaissons lui au moins une chose, c'est le président américain qui a donné le plus de moyens à la lutte contre le SIDA en Afrique.