Flagrant délit d'injustice

Cette vidéo datant de la campagne présidentielle de 2007 n'est pas seulement amusante grâce au talent de Thomas Ngijol, mais elle met en comparaison les promesses de campagne de Sarkozy candidat et les actions du Président
Au moment où le candidat se met à critiquer le droit de grâce, règle monarchique pour lui, je repense à 3 de ses actions en tant que Président
-Grâce accordée à Jean-Charles Marchiani, ancien préfet du Var pour des abus de biens sociaux sur les boites de vitesses des chars Leclerc, commissions touchés pour le marché du tri des bagages à Roissy et vente d'armes en Angola.La même chose est arrivé à un ancien champion olympique français sous le monarque Chirac, je ne dirais pas le nom du sportif en question car je risque 5000¤ d'amende
-Nomination de Perol à la caisse d'épargne-banque populaire, signe de la maladie de la société française: le corporatisme, il est en effet impossible d'imaginer aux USA qu'une personne puisse devenir patron d'un groupe sans jamais y avoir mis les pieds auparavant, ah la méritocratie républicaine marche bien...entre hauts fonctionnaires
-Les préfets licenciés à sa guise, les secrétaires d'État et ministres sous médiateurs donnent l'impression d'une véritable cour destiné à payer les erreurs du Président pour assurer sa réélection, le problème n'est pas récent, mais il témoigne de la mauvaise qualité de la politique française: nos politiciens ne sont plus responsables auprès des citoyens, du coup les Français élisent toujours la même caste dirigeante, ayant fait l'ENA ou autres grandes écoles d'avocat ou de commerce, et qui n'a jamais réellement subi les politiques mises en place.

# Posté le mercredi 04 mars 2009 11:31

Les pays de l'année et leurs dirigeants

Pour conclure cette année, voici mon bilan des pires et des meilleurs dirigeants de l'année, ou en général

Les pires

1)Le duo Zimbabwe-Afrique du Sud
Entre un dictateur effroyable Mugabe, et l'incompétent successeur de Mandela, Thabo M'Beki, l'Afrique subsaharienne n'a vraiment pas de chance, Mugabe a ruiné son pays depuis 28 ans, et bien qu'il ait donné des signes d'ouverture en acceptant que l'opposition (qui a gagné les élections présidentielles...) puisse avoir un peu de place dans la vie politique, a laissé son peuple mourir entre le choléra et la frontière sud-africaine et est protégé diplomatiquement par Pékin et son voisin sud-africain.L'Afrique du Sud, elle, a les moyens de devenir une puissance émergeante, mais la délinquance, la misère et les maladies qui la ronge, et un président qui veut soigner le SIDA avec du citron, et une Chine qui s'apprête à acheter ce pays dans ce que j'appelle "le nouveau colonialisme économique", ce n'est pas gagné...


2)Biélorussie
Le président autoritaire Loukatchenko, après s'être fait réélire d'une façon très russe, a montré des signes d'ouverture en embauchant un conseiller en image britannique, cela ne servira sans doute à rien dans un pays qui est complètement sous l'emprise russe, fermé aux échanges, mais a le mérite aux yeux de Moscou, de ne pas regarder l'UE et de payer son gaz.On peut également parler de Medvedev, qui imite Poutine, et relance le vieux rêve soviétique des liens Russie-Amérique du Sud, en profitant de l'imbécilité de Chavez ou du président du Nicaragua et l'anti-américanisme historique de la région (Merci Mr Reagan)


3)Nouvelle-Zélande
Ce pays a fait le choix inverse de son voisin australien, en remplaçant Helen Clark, l'une des meilleures dirigeantes de la planète, qui a contribué à la croissance continue, discrète en politique internationale, et l'intégration réussie des autochtones maoris, à l'inverse des voisins australiens par Jhon Key qui ne présage rien de bon


Les meilleurs
1)Le Brésil
Le Brésil s'affirme en cette fin de décennie, son rôle dans l'économie mondiale va lui permettre prochainement d'acquérir une nouvelle force diplomatique, et devenir le leader sud-américain, grâce il faut le dire au déclin argentin et mexicain.Sur ce point il faut saluer l'action de Sarkozy qui a fait le choix du partenariat avec ce pays.Il faut dire que des pays du BRIC (Brésil, Inde, Russie, Chine), le Brésil est le plus démocratique avec l'Inde, et n'est pas anglophone, ce que je considère comme une tentative de survie de l'union latine face à l'anglophonisation de la planète.Enfin le Brésil vient de trouver du pétrole, et possède déjà son propre fonds souverain.


2)Turquie et Indonésie
L'existence de ces deux grands pays musulmans, laïques et démocratiques est la preuve de l'universalité de la démocratie et une preuve pour ceux qui en doutaient, que l'islam est compatible avec la démocratie, et cela malgré les tensions islamistes ou kurdes.A propos de la Turquie, il y a toujours ce débat aux arguments caricaturaux de la part des contre l'entrée de la Turquie dans l'UE, mais bon


Royaume-uni
Impopulaire au début de l'année, méprisé pour son manque de charisme, Gordon Brown a su, par son intelligence et son travail, montré que tout n'est pas qu'image dans la vie politique britannique, l'issue des élections législatives de 2010 devient beaucoup plus incertaine pour les Tories, qui se muent de plus en plus UMP anglaise, le parallèle Cameron-Coppé étant frappant...


En bonus, le départ ou plutôt l'humiliation de Bush, qui dans l'indifférence générale a déclaré qu'il n'était pas prêt à attaquer l'Irak et qu'il avait des regrets.Reconnaissons lui au moins une chose, c'est le président américain qui a donné le plus de moyens à la lutte contre le SIDA en Afrique.

# Posté le jeudi 25 décembre 2008 09:52

Modifié le vendredi 26 décembre 2008 09:46

Réforme de l'audiovisuel public

Réforme de l'audiovisuel public
Voila ce que proposait Bayrou, Royal et Sarkozy en 2007 sur la télévision publique:

Bayrou:
"Le montant de la redevance est plus faible en France que dans les autres pays qui nous entourent. (...) Pour autant, une augmentation de la redevance ne me paraît pas souhaitable. La priorité, en matière de financement des chaînes publiques, c'est de leur offrir une perspective financière pluriannuelle, indispensable à leurs projets d'investissement."

Royal:
"Le service public n'est pas un contrepoids satisfaisant aux chaînes commerciales. Je veux donner au service public audiovisuel la capacité de se différencier des chaînes commerciales. (...) Pour financer ce développement, je n'envisage pas d'augmenter la redevance. Je pense, en revanche, qu'une taxation des recettes publicitaires des chaînes privées devra être envisagée."


Sarkozy:
"Augmenter la redevance, sûrement pas. (...) En même temps, on ne peut pas être exigeant à l'égard de l'audiovisuel public et le laisser dans un état chronique de sous-financement. Je préfère qu'il y ait un peu plus de publicité sur les chaînes publiques plutôt que ces chaînes n'aient pas assez de moyens pour financer beaucoup de programmes de qualité."


Édifiant ,non?Pour une fois, je dois bien avouer que Ségolène Royal avait le meilleur projet pour la télévision publique, et le plus clair.Mais bon, elle aurait peut-être fait complètement l'inverse comme notre Président...

# Posté le vendredi 05 décembre 2008 07:09

Situation économique: le spectre de la relance par la demande

Cliquer ici pour l'analyse économique de Jean Peyrelevade, conseiller économique du Modem

Les but de l'économie

L'économie consiste à répondre aux besoins d'une population, en produisant des biens et des services, en assurant des revenus et en les répartissant entre les membres de la société.
On demande à l'économie de permettre à chacun de survivre, d'apporter du confort à sa famille, d'avoir un peu de loisirs, de lui garantir d'être soutenu dans sa vieillesse ou dans la maladie, de le protéger contre les aléas de la vie (accident, chômage, etc.). On espère aussi pouvoir se réaliser, bénéficier d'une instruction de qualité, avoir des lieux pour pratiquer le sport ou se cultiver. Enfin, mais c'est peut-être l'essentiel, on pense à se créer un avenir, et à protéger celui des générations futures.
La plupart de ces objectifs ne peuvent être pleinement réalisés que par le groupe, qui apporte l'entr'aide et la protection aux plus faibles.


On pourrait croire que ces articles sont en totale contradiction mais c'est faux; le Modem lutte pour une économie compétitive basée sur la puissance des PME (66% de l'emploi en France) et qui ne laisse personne sur la touche, sinon ceux qui veulent y rester.
Comment financer les PME?
Dès 2001, l'OCDE, dans une excellente analyse, indiquait que l'accès à l'innovation financière constituait probablement une des clefs de la croissance. Or, ce monde demeure en France inexorablement fermé à nos PME. Pour comprendre la problématique, il faut rappeler que les PME se financent de deux manières et sont dans les deux cas pénalisées.
1)Par le haut, c'est-à-dire par le capital. Elles souffrent d'un défaut de taille : la durée d'implication des « business angels », « venture capitalists » et autres ne correspond pas au cycle d'investissement et de développement des PME
2)Les PME françaises se financent aussi par le bas, c'est-à-dire par l'emprunt : par de la dette classique de durée variable ou encore par de la mobilisation de créance dite Dailly. Or la dette « classique » sans franchise, du fait de sa charge (nécessité de rembourser par périodes capital et intérêt), vient entraver les capacités d'investissement des entreprises.

Dès 2001, l'OCDE suggérait quelques pistes, notamment d'adapter aux PME les outils de financement normalement réservés aux plus grandes structures, en particulier les BMCN, bons à moyen terme de créances négociables, émis aujourd'hui librement par les entreprises pour se financer autrement que par une augmentation de capital. Il s'agit d'un titre de créance (une dette) à échéance donnée sur lequel l'entreprise sert un intérêt convenu et qui, de ce fait, pèse moins sur l'exploitation qu'une dette classique.
Or, ces bons sont aujourd'hui réservés aux seules SA, dont la structure est similaire aux entreprises pouvant faire un appel public à l'épargne pour se financer : minimum de capital libéré de 225.000 euros, etc. Et les planchers d'émission (150.000 euros) sont trop hauts pour concerner les TPE ou PE.

Le parti "ridicule sans élu et sans avenir" propose ces mesures pour relancer la croissance ne France, en se basant sur l'offre et la mobilité des PME, cet article est peut-être technique, mais change par rapport au duel Aubry-Royal, ou au travail le dimanche qui va créer miraculeusement de la consommation^^
Situation économique: le spectre de la relance par la demande

# Posté le dimanche 23 novembre 2008 10:19

Modifié le dimanche 23 novembre 2008 14:19

Victoire historique à plus d'un titre

Comme une très large majorité de personne en France, je me réjouis de la victoire du sénateurnouveau président Obama, qui sur le plan politique a réussi à faire passer la question de la race à l'arrière-plan, peut-être parce qu'il n'est pas descendant d'esclave ce qui ne la pas empêché d'être menacé par ces groupuscules d'un autre âge!
Je retiens également la victoire d'un homme qui s'est remarqué en 2004 par cette phrase "Il n'y a pas les blue states et les red states mais il y a les États-Unis d'Amérique.J'ose dire que cela me rappelle Bayrou qui a dénoncé les clivages politiques en France au début de la campagne présidentielle, je sais bien que c'est la mode de s'approprier Obama, excepté pour le député UMP Mariton, soutien de McCain, qui a eu le mérite d'un conformisme idéologique


McCain est un homme malchanceux, même si je n'aimais pas ces idées, il eut sans doute été préférable à Bush, contre qui il a perdu les primaires républicaines en 2000 à cause d'une sordide histoire de fille cachée, inventée et montée en pièce par l'escroc Karl Rove.C'est également la deuxième défaite d'affilé d'un héros du Vietnam après celle de Kerry en 2004, signe des temps?McCain a joué de malchance du fait que pas un seul de ces concurrents aux primaires ne soit compétent (du pasteur Huckabee, pourtant révélation du début de campagne, à l'héritier de Bush Mitt Romney), ou indisponible comme Condolezza Rice et Colin Powell et a dû faire le choix stratégique de Vous-savez-qui pour la vice-présidence.J'espère d'ailleurs qu'elle sera la candidate républicaine pour 2012, ce serait une réélection dans un fauteuil pour Obama :D

Enfin voici les donnés qui font de cet élection, un renouveau des USA:
-un taux de participation record depuis un siècle!!!
-premier non-Bush et non-Clinton depuis 1988
-première victoire démocrate depuis 1996 et la réélection de Clinton, en vote populaire c'est la première depuis 2000
-première fois depuis 1976 qu'un démocrate gagne le vote populaire avec plus de 50% des voix, le dernier a avoir fait mieux était Lyndon Jhonson en 1964...
-première victoire d'un candidat d'un état du Nord depuis Kennedy en 1960
-première victoire d'un candidat qui n'était ni président sortant, ni vice-président sortant, ni gouverneur depuis Nixon


Et puis c'est la première fois qu'un non-blanc l'emporte mais ça c'est assez commenté, alors que le renversement de la carte électorale américaine est beaucoup plus spectaculaire, notamment le Colorado (sans doute grâce aux investissement dans l'économie verte promis par Obama, dans un état à fort potentiel), la Virginie, la Floride et l'Indiana, états traditionnellement républicains.
Bref, rendez-vous le 20 Janvier, pour que Monsieur Obama, sa jolie femme et ses deux filles entrent dans la Maison Blanche!!!

"Tout autant que nous sommes, nous ne sommes qu'un"-Président Obama, Discours de Philadelphie "De la race en Amérique"
Victoire historique à plus d'un titre

# Posté le jeudi 06 novembre 2008 13:28

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 07:16