voici un extrait court(^^)du programme de françois bayrou(trouvé sur
ce blog)
les institutions
Notre projet ce sont des institutions plus claires et qui fonctionnent que j'appelle " régime présidentiel équilibré ", d'abord un vrai Président avec une réforme toute simple qui change tout, qu'il puisse nommer et mettre fin aux fonctions du 1er Ministre, un vrai Parlement dont la composition équilibre élections de terrains (scrutins de circonscriptions) et proportionnelle comme en Allemagne.
Notre projet, c'est une vraie décentralisation et des pouvoirs lisibles et compréhensibles par tous, réorganisation de tous les pouvoirs en deux échelons fédérés, l'échelon local, où les communes se fédèrent en inter-communalités et l'échelon régional, où les départements se fédèrent en régions.
Notre projet, c'est de débarrasser les citoyens de la paperasse, d'en débarrasser les familles, les artisans, les commerçants. Au siècle de l'électronique, c'est une contrainte dont on peut sortir.
Economie/Social
Notre projet c'est que le travail soit plus considéré et mieux récompensé. Je propose comme objectif le SMIC à 1000 Euros net, sans coûter plus cher à l'employeur, par la baisse des charges.
Notre projet, c'est que les 35 heures obligatoires pour tous soient remplacées par la liberté du temps de travail négociée, par l'assouplissement des heures supplémentaires.
Notre projet, c'est que le Revenu minimum d'insertion devienne un revenu minimum d'activité.
Notre projet, c'est que tous les Français aient un accès garanti au meilleur soin et à la meilleure prévention dès le plus jeune âge. Et si nous devons augmenter les dépenses que ce soit un choix des Français et non l'effet d'une dérive.
Vous sentez-vous en phase avec ce nouveau syndicalisme de proposition ?C'est la seule chance de la société française dans le domaine social. Et c'est la première fois depuis longtemps que des dirigeants syndicaux, je pense en particulier à Mme Notat, prennent le risque, avec courage et lucidité, d'une nouvelle approche. Cette démarche sociale et réformiste, j'en connais les sources et j'y reconnais les valeurs auxquelles je crois.
Avez-vous des propositions pour régler le problème des retraites ?"Le schéma de la réforme, on le connaît : souplesse encouragée dans l'âge de départ à la retraite, contrat avec les entreprises pour qu'elles cessent de renvoyer des générations de salariés à 54 ou 55 ans, fonds d'épargne-retraite pour le secteur privé alors qu'ils sont aujourd'hui réservés aux fonctionnaires.
Permettez-moi d'ajouter un sujet : pour payer des retraites demain, il faut que naissent plus d'enfants. L'enfant, c'est l'envie de vivre d'une société. Les problèmes démographiques dont personne ne parle sont des problèmes politiques."
Education
Notre projet, le plus important de tous, c'est une Education restaurée et réhabilitée, qui, en cinq ans, apprendra à bien lire à 100 % des enfants avant d'entrer en sixième
"A propos de l'Education nationale, que proposez-vous pour sortir de la crise ?
C'est le plus grand sujet de l'avenir national. Mais comme disait Jacques Delors, on ne peut pas réparer une montre avec un marteau-piqueur. Ceux qui l'on essayé se sont cassé gravement la figure. Pour ma part, je crois que l'on peut retrouver des idées justes et simples et réformer sans tout casser.
Vous êtes toujours opposé à un referendum sur l'éducation ?Certes, oui. On ne peut pas trancher dans une question aussi complexe, régler le sort de tous les niveaux d'éducation, de la maternelle à l'université, en répondant par oui ou par non ! Quand je pense au tintouin qu'on a fait avec cette histoire. Aujourd'hui, qu'en reste-t-il ? Même Jacques Chirac, qui en était jadis un chaud partisan, a laissé tomber cette chimère. Au moins sur ce point, sa faculté d'évolution est bienvenue..."
sur l'enseignement des humanités : “La mode est à la technicisation...aux nouvelles technologies, je ne suis pas sûr d'ailleurs que ce soit contradictoire et opposé. Mais perdre de vue et faire manquer la chance à des gamins qui ne sont pas du bon milieu de découvrir ça, qui est l'instrument de liberté et de bonheur par excellence, si on fait ça, vraiment on se trompe et on fait du mal. Or il faut savoir que les humanités, si on ne les relève pas comme j'avais entrepris de le faire, eh bien il n'y en aura plus. Il n'y a plus, vous m'entendez, il n'y a pas cent élèves en France qui font du latin et du grec... J'avais commencé une politique très ambitieuse qui aurait fait qu'il y aurait eu plusieurs dizaines de milliers d'élèves qui auraient de nouveau fait des humanités et du texte scientifique ou littéraire, aucune importance, le grec ça sert au moins autant pour les scientifiques que pour les littéraires. Et on croit que c'est pour apprendre une langue morte ; ce n'est pas pour apprendre une langue morte, c'est pour apprendre qui nous sommes.”
François Bayrou a exprimé clairement ses principes : "l'éducation doit demeurer nationale. Elle est le ciment de la nation, de son identité, de la mobilité des Français."
Société
sur les handicaps :
"Je pense qu'il faut désincarcérer le handicap et proposer à la société un modèle qui soit simplement ouvert et universel. Une société se juge à un seul critère : quelle est votre attitude face à ceux qui sont les plus faibles, ou qui rencontrent une difficulté ? Au ministère de l'Education nationale, par exemple, nous avons ouvert beaucoup de classes d'intégration de trisomiques. Ma vision d'une ""France humaine ""comporte plusieurs propositions pour améliorer la vie des handicapés : instaurer un véritable droit à compensation pour suppléer les conséquences du handicap et favoriser l'égalité des chances dans tous les domaines de la vie, créer des structures d'accueil adaptées aux besoins et géographiquement mieux réparties, dégager les moyens financiers pour les structures d'accueil temporaire, simplifier toutes les procédures administratives et réorganiser les structures (COTOREP, CDES...) pour les rendre plus proches et plus humainement accessibles, faciliter l'accessibilité des handicapés aux lieux de loisirs, de sport, de culture et à tous les espaces de vie privés ou publics... Il s'agit de quelques pistes, qui permettent de lutter contre cette frontière que l'on ne cesse d'établir entre les handicapés et les autres ; cette frontière doit être percée dans les deux sens. C'est là le sens d'une véritable ""France humaine""."
sur la sécurité :
Notre projet, c'est de faire reculer la délinquance, par une nouvelle approche de la sécurité, entre la prévention et la sanction, un nouvel échelon, la réparation obligatoire et sans délai, chaque fois que possible, des torts commis à la victime.
sur le PACS : François Bayrou reconnaît qu'il y a dans la société des comportements nouveaux, des femmes et des hommes qui ont besoin de reconnaissance ou qu'il est nécessaire que soient prises en compte des situations particulières. Par exemple, lorsque des gens qui vivent ensemble et que l'un des deux meurt, il faut trouver une solution pour transmettre le patrimoine ou le logement... Mais il ne convenait pas de mélanger les deux problèmes dans une espèce de création d'un mariage qui n'ose pas dire son nom.
"Le Pacs n'a pas changé la nature de la société, et heureusement. Et l'opposition a commis des erreurs de style. Pour moi, il me semble qu'il aurait fallu poser sans les confondre les deux questions du Pacs : d'abord la reconnaissance par la société de l'engagement du couple homosexuel qui le souhaite ; et, dans un autre chapitre, le règlement d'un certain nombre de problèmes fiscaux et sociaux qui naissent lorsqu'il y a vie en commun et destin partagé."
"L'IVG, c'est beaucoup de souffrances beaucoup et beaucoup de dégâts après. Ce n'est pas anodin. Le progrès, ce serait que moins de femmes en soient conduites là. Or, depuis vingt ans, les chiffres ne baissent pas.
Vingt-cinq ans après, ne fallait-il pas réviser la loi Veil ?Les médecins se sont exprimés dans ce débat. Et beaucoup d'entre eux ont dit que l'allongement du délai n'était pas une vraie réponse. Par exemple, que fera-t-on pour les femmes qui se trouveront au-delà du délai nouveau ?"
sur l'euthanasie. Quel est l'état de votre réflexion ?
"Respecte la vie humaine, même lorsqu'elle s'achève, c'est dire qu'il y a en nous quelque chose de plus grand que nous. Je comprends parfaitement que l'on refuse l'acharnement thérapeutique. Je comprends parfaitement celui qui dit " Débranchez-moi tout ce matériel : je veux vivre ma mort. " Mais il y a une profanation à voir la société donner la mort, même avec le consentement du malade ou du vieillard. Faisons la chasse à la douleur, ne cherchons pas des soins sans issue, mais ne faisons pas une loi pour un service public de la mort !"