Passes d'armes Bayrou contre Cohn-Bendit

“il m'était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. je leur demandais : pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m'avez-vous choisi, moi, et pas d'autres gosses ? Mais s'ils insistaient, je les caressais quand même.” Daniel Cohn-Bendit, Le Grand Bazar, 1975.

"François Bayrou a été touché par la vierge" Daniel Cohn-Bendit, meeting d'Europe écologie.

"Daniel Cohn-Bendit est le seul à gauche à mener une campagne européenne" Michel Barnier

J'ajoute que depuis 2 semaines, les sondages donnaient entre 12 et 14% au Modem contre 9 à 11% à Europe écologie.Ce matin les sondages donnent 13% aux Verts et 11% au Modem.
En 2007, Bayrou est passé de 24% dans les sondages à la mi-mars à 15% et derrière Le Pen le 19 avril.
# Posté le jeudi 04 juin 2009 18:39

Désinformation quand tu nous tiens

Cet abject personnage qu'est François Bayrou se sert de ces élections européennes pour sa propagande personelle, cela explique le désinteret des Français pour ces élections, bien sûr, il fait des conventions thématiques mais c'est pour faire passer le temps, on le sait bien ;)

ICI, LE PROGRAMME EUROPEEN DU MODEM!!!

Parlement européen: des alliances politiques surprenantes
Le sénateur Jean-Luc Mélenchon, ex-socialiste et fondateur du « Front de gauche », martèle sur toutes les ondes que socialistes et conservateurs, c'est blanc bonnet et bonnet blanc : "le PSE et la droite européenne n'ont pas tellement envie de discuter de leur exploit au parlement européen, par exemple sur la directive électricité qu'ils ont voté ensemble. Comme ils ont d'ailleurs voté ensemble 97% des décisions qui sont prises au PE. C'est quand même incroyable : droite et gauche se tirent la bourre en France, mais dès qu'ils arrivent là bas (à Bruxelles, NDLR), c'est fini, ils s'arrangent entre eux", a-t-il ainsi déclaré sur France 3 le 11 mai. Un chiffre de 97 % qui a également été cité par Olivier Besancenot, le leader du NPA, hier sur France 2

Mélenchon et Besancenot ont été prendre leurs renseignements sur un site eurosceptique tenu par des proches de Philippe de Villiers, « L'observatoire de l'Europe ». Ce site s'appuie sur une étude (mais n'y renvoie pas directement) d'un chercheur en sciences politiques suédois, un certain Jan Johansson, qui a analysé les 535 votes finaux (et non amendement par amendement) par appel nominal intervenu en 2008. Conclusion du site, qui ne s'en tient pas à l'année 2008, « depuis le début de la dernière mandature, neuf fois sur dix, les groupes où siègent l'UMP, le PS et le Modem votent de manière identique au Parlement européen. Un score digne de la Douma de l'ex Union soviétique ». Ce n'est pas la première fois que la droite et la gauche radicale échange ainsi leurs arguments : durant la campagne référendaire de 2005, le fameux « plombier polonais » a été inventé par le vicomte avant de faire la fortune du « non de gauche ».
L'argument de la complicité « objective » entre la gauche et la droite « ne tient pas compte des conditions d'élaboration de la loi européenne », comme le dit Pervenche Berès, présidente socialiste de la commission des affaires économiques et monétaires (et noniste...) : Mélenchon, Besancenot et les Villiéristes pourraient aussi dénoncer le fait que des gouvernements de droite, de centre et de gauche travaillent ensemble au sein du Conseil des ministres de l'Union et du Conseil européen des chefs d'État et de gouvernement et élaborent des compromis pour construire l'Europe. Par nature, l'Union ne fonctionne pas « front contre front » : Union d'États, elle doit parvenir à des décisions dans lesquelles chacun se retrouve. Si une majorité de gouvernements de droite imposait systématiquement une politique de droite à des gouvernements de gauche, il est peu probable que l'Union y survivrait. C'est cette logique « bipartisane » qui est à l'œuvre au sein du Parlement européen. D'autant qu'aucun groupe politique n'y dispose de la majorité absolue à lui seul.

Or, pour obliger le Conseil des ministres à tenir compte des amendements à un projet de directive ou de règlement, il faut que le Parlement réunisse une majorité absolue de députés, soit 393 voix. Durant la législature 2004-2009, le principal groupe politique, le PPE (conservateurs) n'avait que 288 membres, le second, le PSE, 216 et les libéraux de l'ADLE (où siège le Modem), 99. Il faut donc négocier entre groupes politiques pour atteindre le chiffre magique de 393 : « Il y a 120 partis politiques représentés au Parlement, venant de 27 pas, parlant 23 langues et utilisant 3 alphabets différents », s'amuse Gérard Onesta, vice-président Vert du Parlement. Le compromis ainsi trouvé aura d'ailleurs de fortes chances d'être accepté par un Conseil des ministres lui-même composé de gouvernements de droite et de gauche et qui doit voter le texte à la majorité qualifiée (grosso modo, au moins vingt pays sur vingt-sept). « La négociation européenne, c'est comme une négociation syndicale : on se bat, mais au final il faut conclure un accord tenant compte du rapport de force », analyse Pervenche Berès.

Bien sûr, le vote amendement par amendement ne recoupe pas toujours le vote final : « cela dépend de l'appréciation que fera chaque groupe : s'il juge que le verre est à moitié plein, il votera pour, à moitié vide, il votera contre », résume Gérard Onesta. Ainsi, les socialistes français qui ont voté tous les amendements à la directive « services » dite Bolkestein n'ont finalement pas voté le texte global par opportunité politique... De même, le vote des amendements est loin d'être pertinent : « il y a une bonne partie des textes que nous votons qui ne posent strictement aucun problème. Ce qui est important, ce sont les votes de différenciation politique et ceux-là ne concernent qu'une petite partie des projets de directives », précise Onesta. Comme le constate Pervenche Berès, sur ces votes, la « majorité naturelle se fait entre le PPE et l'ADLE ».

Un site infiniment plus sérieux que « l'observatoire de l'Europe », votewatch.eu, mis au point par des chercheurs de la London School of economics et de l'Université libre de Bruxelles, montre que les majorités (amendement par amendement) sont autrement plus complexes que ne le disent Mélenchon et Philippe de Villiers. Ainsi, dans 13,22 % des cas, la majorité a réuni le PPE, le PSE, l'ADLE, les souverainistes de l'UEN, les Verts et les...communistes de la GUE. La seconde « coalition gagnante » (dans 12,47 % des cas) a réuni les mêmes plus les Villiéristes d'Indépendance et démocratie (ID). Le troisième type de « coalition gagnante » (7,76 % des cas) réunit le PPE, le PSE, les libéraux de l'ADLE, l'UEN et...ID. Dans plus de 46 % des cas, les Villiéristes font partie de ces coalitions et dans 52 % des cas, les communistes... Le PSE, lui, pointe à plus de 81 % des cas. Le PPE n'est exclu d'une coalition gagnante que dans 5,37 % des votes (majorité PSE, ADLE, Verts et communistes).

Le PPE et le PSE ne votent au final ensemble que dans 69,70 % des cas (mais seulement 56 % dans les affaires sociales et 52,5 % dans le domaine économique). Les Villiéristes votent avec les socialistes dans 40 % des cas alors que les communistes votent avec le PPE dans 42 % des cas et avec les Villiéristes dans 40,90 % des cas... Donc l'argument du « qui vote avec qui » peut être retourné comme un gant...
# Posté le lundi 18 mai 2009 10:09
Modifié le lundi 25 mai 2009 11:15

Européennes

Européennes
Lien très amusant qui prédit des résultats assez invraisemblables pour la France!
Lien pour vous situer politiquement à l'échelle européenne.

François Bayrou, qui souhaitait aller se recueillir samedi sur la tombe de Robert Schuman dans une chapelle mosellane, s'en est vu refuser l'accès par le président UMP du Conseil général Philippe Leroy. Le président du Mouvement Démocrate assure qu'il ira le 9 mai - jour de la fête de l'Europe - déposer une gerbe sur la tombe de Robert Schuman, en dépit de la lettre du Conseil général de Moselle. François Bayrou : "J'irai sur la tombe de Robert Schuman comme je le fais presque tous les ans et j'imagine que personne ne songera à m'en empêcher".


Nathalie Griebseck, eurodéputée sortante du Mouvement démocrate, avait, par lettre, fait part au sénateur Leroy de la venue de M. Bayrou le 9 mai - journée de l'Europe - à l'université de Metz pour une convention de son parti. Elle l'informait du souhait du député béarnais de se rendre tôt le matin, à 8H30, dans le village de Scy-Chazelles où repose Robert Schuman, un des pères de l'Union européenne, pour s'y recueillir "comme il le fait à chacune de ses venues en Moselle". M. Leroy avait alors répondu que "malheureusement ce site, propriété du Conseil général", serait "inaccessible ce samedi 9 mai en début de matinée".

François Bayrou a indiqué que le président du Conseil général l'avait appelé à la suite de la lettre litigieuse : "J'ai eu le sentiment qu'il était embarrassé de cette affaire dont il n'avait pas vu la signification. La tombe de Robert Schuman n'appartient pas au Conseil général, mais à tous les citoyens. Elle doit être visitée, honorée."
source: Mouvement Démocrate


Curieuses européennes où le total des voix de gauches pourraient être supérieur à celui de la droite, mais où l'UMP pourrait obtenir le plus grand nombre de voix, ce qui est assez classique quand on connait le nombre de divisions factices à gauche.Sur les questions de politique étrangère, ces divisions sont plus idéologiques, la gauche radicale(LO, POI, NPA; Front de Gauche,...) étant plus proche de la Chine et de la Russie que la gauche modérée(PS+Génération Ecologie).A noter que le PS semble accomplir une campagne un peu meilleure que d'habitude, tout est relatif quand même.
Le Parlement Européen devrait rester à droite étant donné les postions de force incompréhensible de la droite française et italienne dans leurs pays respectifs, la montée du PP espagnol, la popularité méritée de Merkel va profiter à la CDU/CSU allemande et bien sur la victoire annocée des Tories britanniques, qui toutefois ne siègeront pas avec les autres partis de droite, tout comme le MoDem ne siègera pas avec l'ELDR, le parti européen libéral-démocrate européen et réformateur, ce que je regrette.

La compostion du Parlement Européen devrait donc ne pas changer, voire perdre en clarté, mais la politique en Europe ne va pas changer surtout à cause du faible poids du Parlement Européen, de la faible médiatisation de ces actions, de l'interet tout relatif de nos eurodéputés(n'est ce pas Mr De Villiers?), et de la démagogie autour de l'UE(les technocrates sont surtout des gens qui sont élus par le parlement européen, et donc par nous), ceci expliquant la tristement forte abstention qui se prépare.

Deux bons points tout de même:les libéraux-démocrates britanniques vont sans doute à nouveau battre le Labour, tout en s'assumant pro-européen en Grande-Bretagne, ce qui n'est pas un mince exploit; et l'apparition d'un petit parti paneuropéen: les Newropeans dont voici les principales idées:
la fin des immunités à vie des députés européens ;
la ratification des traités européens par référendum ;
un gouvernement européen élu et responsable devant le Parlement européen ;
une politique d'immigration unifiée et liée à une vraie politique de développement ;
la décentralisation et la réforme des Institutions européennes.
Les positions de Newropeans concernent aussi une aide accrue à l'enseignement, la recherche et les échanges européens ainsi qu'une baisse des coûts de transport et de télécommunication intra-Europe.
# Posté le mardi 07 avril 2009 22:09
Modifié le vendredi 08 mai 2009 07:51

En direct des facs...

Petit article pour témoigner des évenements qui se passent dans les facultés actuellement, à partir de mes expériences personelles

Je suis dans une faculté plutôt de droite, qui n'a été bloqué que pour le CPE, autant dire que c'est un baromêtre des mobilisations étudiantes les plus massives.Ces jours-ci les Assemblés Générales(AG) se succèdent:
3 cette semaine alors que les syndicats de gauche nous disent que la direction ne leur laisse pas d'amphis, de plus la faculté a été fermé administrativement le jeudi après-midi par le Président suite à un appel anonyme informant d'une bombe présente dans l'Université, toutefois aucune équipe de déminage n'a été demandé par la faculté!L'AG du matin avait décidé un blocage symbolique
Peut-être est-ce une excuse pour fermer la faculté à des étudiants radicaux venant d'autres universités plus contestataires, ce qui explique également la précense de vigiles d'une société privée à l'entrée de l'université depuis lundi...
Quoi qu'il en soit, une nouvelle AG fut convoqué le vendredi, dans un des plus grands amphithéatres et avec près de 600 personnes (un record jusque là) pour réagir à la fermeture administrative (ou au blocage selon les avis ce qui montrent la désinformation totale des syndicats).

L'AG de vendredi fut une reproduction grandeur nature de l'Assemblée Nationale: des avis tranchés par loyauté aux partis, des invectives, de l'irrespect, et surtout le contournement des débats de fond venant tant de la droite que de la gauche.
Premier acte le vote sur la précense ou non de la presse et l'autorisation de certains étudiants syndyqués de prendre des photos, précense autorisé grâce aux voix de droite.Idem pour le deuxième vote sur l'emploi d'une société privée par la fac pour employer des vigiles, la gauche parle de violation du droit.Troisième vote, sur l'autorisation des élèves de l'IEP à participer aux AG, ce que la fac voulait interdire, l'IEP est très utile pour la publicité mais la majorité des étudiants de l'IEP étant de gauche...Leur précense est accepté, aussi grace aux voies de droite de l'IEP.
Enfin les débats s'ouvrent, à ce moment là j'ai cru que nous allions voir un débat politique sain sur le fond des choses: c'était sans compter sur l'UMP-facs qui a décidé de diriger vers les esprits sur la seule question du blocage, en proposant un vote pour que cette question soit prioritaire par rapport aux autres revendications sur la loi LRU et le processus de Bologne...Adopté par vote, les débats deviennent prisonnier de cette seule et unique question
Lors des débats, les étudiants de gauche font une opération mains-propres, personne n'est responsable du blocage, qui est un vilain mot, et à chacune de leur interventions, un grand groupe d'étudiants les sifflent copieusement mais aucun ne vient prendre la parole, laissant leur porte-parole (qui leur demande de respecter la parole des autres, assez rare pour être signalé) défendre leurs opinions.
Le débat s'éternise, le ton montant suite à un prospectus de l'UNI(droite) montré par l'UNEF(gauche) qui traitait les syndicats de gauche de terroristes intellectuels et les accusant de destruction de biens pendant la crise du CPE, la gauche répond à ces accusations en affirmant que ce sont des étudiants d'extrême droite à l'origine de ces cassures, eux mêmes n'ayant pas de parpains ou autres cocktails molotov (sur ce dernier point, je ne leur donne pas tort)
Quand enfin le vote doit avoir lieu, le porte-parole de l'UMP-facs déclare l'AG anti-démocratique et apelle à "voter avec les pieds", c'est à dire de quitter l'amphi suivi de ses supporters uniquement pour fausser le jeu démocratique (officiellement pour montrer qu'ils sont plus nombreux, ce qui n'est pas évident), seul 1 responsable de droite reste, et se fait huer par la gauche lors de sa prise de parole.

Voila qui montre bien la démagogie de la politique actuelle, dans les deux grands camps, j'ai voulu faire un article le plus objectif possible, ne témoignant que de ce que j'ai vu, je pense que les vraies victimes sont les syndiqués modérés qui sont obligés soit de faire de la démagogie pour mobiliser leur camps soit de laisser des extrémistes parler à leur place et d'avoir un duel verbal entre "terroristes" et "réactionnaires".Pour conclure, je dirais que cela m'inquiête pour l'unité de la société et l'avenir de la politique...
# Posté le vendredi 27 mars 2009 19:42

Flagrant délit d'injustice

Cette vidéo datant de la campagne présidentielle de 2007 n'est pas seulement amusante grâce au talent de Thomas Ngijol, mais elle met en comparaison les promesses de campagne de Sarkozy candidat et les actions du Président
Au moment où le candidat se met à critiquer le droit de grâce, règle monarchique pour lui, je repense à 3 de ses actions en tant que Président
-Grâce accordée à Jean-Charles Marchiani, ancien préfet du Var pour des abus de biens sociaux sur les boites de vitesses des chars Leclerc, commissions touchés pour le marché du tri des bagages à Roissy et vente d'armes en Angola.La même chose est arrivé à un ancien champion olympique français sous le monarque Chirac, je ne dirais pas le nom du sportif en question car je risque 5000€ d'amende
-Nomination de Perol à la caisse d'épargne-banque populaire, signe de la maladie de la société française: le corporatisme, il est en effet impossible d'imaginer aux USA qu'une personne puisse devenir patron d'un groupe sans jamais y avoir mis les pieds auparavant, ah la méritocratie républicaine marche bien...entre hauts fonctionnaires
-Les préfets licenciés à sa guise, les secrétaires d'État et ministres sous médiateurs donnent l'impression d'une véritable cour destiné à payer les erreurs du Président pour assurer sa réélection, le problème n'est pas récent, mais il témoigne de la mauvaise qualité de la politique française: nos politiciens ne sont plus responsables auprès des citoyens, du coup les Français élisent toujours la même caste dirigeante, ayant fait l'ENA ou autres grandes écoles d'avocat ou de commerce, et qui n'a jamais réellement subi les politiques mises en place.
# Posté le mercredi 04 mars 2009 11:31